Nous étions une trentaine de militantes rassemblées ce matin devant la Cour d’Appel de Lyon pour affirmer notre soutien à Geneviève et dénoncer les violences policières. Geneviève Legay, ses avocates Mireille Damiano et Arié Alimi, ainsi que les porte-paroles d’Attac Youlie Yamamoto et Raphaël Pradeau, ont pris la parole pour rappeler le contexte de l’affaire et les enjeux de ce procès en appel : obtenir la condamnation d’un donneur d’ordres dans une affaire de violences policières. Une banderole a ensuite été déployée sur laquelle il était inscrit : « Justice pour Geneviève Legay et pour toutes les victimes de violences policières ».
À l’issue des débats, l’avocate générale a confirmé ses réquisitions : six mois de prison avec sursis contre le commissaire Souchi, sans inscription au casier judiciaire. Le délibéré a été fixé au 29 juin 2026 à 13h30. Elle a par la suite rappelé que la charge ordonnée n’était ni nécessaire ni proportionnée, et qu’elle était donc illégale. Sur ce postulat, à aucun moment le commissaire Souchi n’a exprimé de regret à l’égard de Geneviève Legay, continuant à contester toute responsabilité personnelle dans les faits. Ce point est central : cette affaire dépasse un cas individuel, elle interroge profondément sur la doctrine du maintien de l’ordre, dans un contexte où les interdictions de manifester, les dispositifs de nasse et l’usage disproportionné de la force sont devenus des outils banalisés de gestion des mobilisations sociales.
Comme l’a déclaré Geneviève Legay à la presse : « J’aimerais qu’on gagne pour que cela fasse jurisprudence pour tous les autres qui n’ont pas de procès. »
La question de la place des victimes a également été soulevée par son avocate, Mireille Damiano : « Le traitement de la réparation ayant été dévolu à la juridiction administrative, les victimes du commissaire Souchi n’ont pas pu…
Auteur: Attac France

