Une affaire terrible aux conséquences politiques. Jour après jour, l’affaire Lyhanna prend de l’ampleur. Face à l’émoi populaire et médiatique, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a reçu ce lundi matin les procureurs généraux pendant trois heures. Il appelle à la « mobilisation générale » pour « faire la vérité ».
S’il a exclu toute démission, estimant ne pas avoir failli, le garde des Sceaux se retrouve dans une situation compliquée. Ce mardi matin, à 9h30, il sera auditionné par la commission des lois du Sénat, aux côtés de son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, comme publicsenat.fr l’a révélé.
Après la découverte du corps de la fillette de 11 ans et les révélations sur des plaintes pour viols sur mineurs, dont l’une, transmise par le parquet de Toulouse à celui de Auch, fin 2025, et qui n’avait pas entraîné l’audition du suspect malgré des « éléments d’enquête assez accablants », beaucoup de questions se posent. S’agit-il d’un manquement individuel, dans le retard de traitement du dossier ? Ou la conséquence de problèmes plus systémiques ? D’un manque de moyens ? Faut-il une nouvelle loi, voire créer un parquet dédié, ou suffit-il de mieux appliquer la législation actuelle ?
Muriel Jourda évoque l’enjeu des « effectifs » dans « les plus petites juridictions »
Dans le cas de cette affaire, Gérard Darmanin écarte déjà la question des moyens. Il…
Auteur: François Vignal

