Affaire Marine Le Pen : comment les élus organisent leur propre impunité

« Vous allez voir, à la fin, ce sont les juges qui vont trinquer. » Cette prédiction à Politis d’un magistrat en activité après la condamnation de Marine Le Pen se vérifie à vitesse grand V. Trois jours après le verdict infligé à la patronne des députés du Rassemblement national, quatre ans de prison dont deux fermes et cinq années d’inéligibilité, avec exécution provisoire, les magistrats sont pris pour cible par le RN et par la fachosphère mais aussi par une partie du gouvernement et du personnel politique. Au point que la présidente du tribunal, qui a lu le verdict infligé à la cheffe de file de l’extrême-droite, a été placée sous protection policière, comme l’a révélé Off Investigation. 

Curieusement, les débats en cours portent moins sur la peine de prison infligée aux prévenus, dont Marine Le Pen, que sur l’application immédiate d’une partie de la sentence, l’empêchant de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Sauf si la cour d’appel en décide autrement à l’été 2026, après que l’exécutif a mis la pression pour faire rejuger l’affaire au plus vite. Voilà nos élus pris d’une étrange fièvre législative.


Sur le même sujet : Dossier : Le Pen, condamnée et inéligible

Au sommet de l’État, François Bayrou en personne considère que « la réflexion doit être conduite » par les parlementaires à propos de l’exécution provisoire, qui « fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours », a expliqué, sans rire, le premier ministre à l’Assemblée ce mardi 1er avril. Dès l’annonce du jugement, lundi, le chef du gouvernement avait fait savoir qu’il s’était senti « préoccupé » par son contenu, tout en affirmant qu’il ne lui…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Nils Wilcke

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com