Sur fond de conflit israélo-palestinien, la question de l’antisémitisme est devenue particulièrement sensible. De toute évidence, ce dernier doit être combattu dans toutes ses manifestations. son instrumentalisation à des fins politiques pose également question, à l’image de la polémique concernant Dominique de Villepin qui a récemment éclaté. Décryptage.
La recrudescence des actes antisémites en France est un véritable fléau qu’on aimerait voir disparu depuis longtemps. Ils suffisent déjà à défendre la cause des minorités juives sans que certains politiciens ou journalistes inventent des intentions discriminatoires à son égard. Dans ce domaine, « l’affaire » de Villepin est un cas d’école.
De Villepin et sa critique du pouvoir de la finance
En cette fin d’année, l’ex-chef du gouvernement était interrogé par l’émission Quotidien sur les sanctions reçues par des stars d’Hollywood après avoir pris position pour dénoncer les massacres en Palestine.
Désinformation, racisme, mais certainement pas journalisme. #BFMTV pic.twitter.com/tZJPwRl6yS
— Caisses de grève (@caissesdegreve) November 27, 2023
Le diplomate de formation regrettait alors que « la domination financière sur les médias et sur le monde de l’art et de la musique pèse lourd » ce qui empêche les acteurs de ces secteurs de « dire ce qu’ils pensent ».
S’il ne s’agit pas de défendre l’homme politique lui-même, sa situation a l’avantage d’être représentative d’un climat de défiance incontestable. En effet, à aucun moment les juifs ne sont évoqués dans cette conversation. Et pourtant, l’ancien collaborateur de Jacques Chirac se voit accusé d’avoir commis cet acte par un nombre conséquent d’éditorialistes et de politiciens parmi lesquels on retrouve des individus comme Éric Ciotti qui, pour sa part, refuse de condamner une attaque…
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Auteur: Simon Verdiere

