Fin décembre, Rachida Dati démarrait sa campagne pour la mairie de Paris à coups de vidéos virales sur TikTok. Pour appuyer sa promesse de changement et fustiger le bilan de la gauche au pouvoir, la candidate des Républicains à la succession d’Anne Hidalgo n’a pas hésité à enfiler un uniforme d’éboueur ou à filmer à leur insu des usagers de drogue, des sans-abri et des exilés.
Connue pour ses “punchlines incisives” (dixit Quotidien), cette magistrate de formation a été conseillère ministérielle de Nicolas Sarkozy, puis ministre de la Justice, eurodéputée, maire du 7e arrondissement de Paris et ministre de la Culture. Outre ses déclarations outrancières – à l’instar de la “conspiration gay” qu’elle a récemment pointée du doigt –, elle est visée par une douzaine d’affaires, dont des faits présumés de trafic d’influence et de corruption qui l’amèneront au tribunal en septembre 2026.
Il y a plusieurs façons de voir Rachida Dati : ses nombreuses affaires, mais aussi ses mensonges et outrances, et sa vision de l’écologie. En amont des élections municipales, dont le premier tour aura lieu le 15 mars, Bon Pote s’est penché sur les trois.
Les douze affaires de Rachida Dati
Il fallait un site web entier pour répertorier toutes les “affaires” visant directement Rachida Dati. Douze au total, résume le site Wikidati.fr, lancé par Kévin Gernier (qui est par ailleurs responsable plaidoyer au sein de l’ONG anti-corruption Transparency International France), parmi lesquels :
- La potentielle corruption par Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault-Nissan. En tant qu’eurodéputée, Rachida Dati est soupçonnée d’avoir fait du lobbying illégal au Parlement européen pour le compte de Renault et de son patron (2009-2013), empochant au passage 900 000 euros de frais d’avocat. Le procès, pour trafic d’influence et corruption, se déroulera du 16 au 28 septembre 2026….
Auteur: Sophie Kloetzli

