Affections de longue durée : le spectre d’une refonte de la prise en charge à 100 %

Il ne s’agit que de pistes de travail, sensibles politiquement, mais le sujet est sur la table. Charge au futur gouvernement de Michel Barnier de s’en saisir ou non, dans un contexte budgétaire très dégradé. L’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont rendu public ces derniers jours leur rapport sur le dispositif des affections de longue durée (ALD).

Leur mission s’inscrit dans le mouvement des revues de dépenses publiques, demandées par le gouvernement démissionnaire il y a plusieurs mois. Les deux corps d’inspection se sont penchés sur l’état du système des ALD. Actuellement, 13,7 millions de personnes sont reconnues en affection de longue durée (environ 20 % de la population). Le dispositif est une protection pour les patients, atteints de diabète, de malades cardiovasculaires, de nombreux cancers ou encore de maladies psychiatriques de longue durée, contre les restes à charge élevés, et donc le renoncement aux soins. Les assurés reconnus en ALD sont dispensés du ticket modérateur, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas à s’acquitter de la part qui reste à leur charge (hors participation forfaire et franchise médicale), une fois que l’Assurance maladie a remboursé sa part.

Le coût global pour l’Assurance maladie devrait augmenter de 2 à 3 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie

C’est l’un des mécanismes au cœur de notre système de santé, apparus…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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