Afghanistan : la persécution des femmes au cœur d’un apartheid de genre

Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a indiqué que les autorités de facto en Afghanistan ont, en effet, criminalisé la présence des femmes et des filles dans la vie publique. 

Dans ce contexte de mise à l’écart systématique, Volker Türk a détaillé les mesures répressives de Kaboul. Comme cette loi sur la propagation de la vertu et la prévention du vice prise au cours des derniers mois.

Celle-ci a été mis en avant « pour réprimer les barbes des hommes, imposer le port strict du hijab aux femmes, mettre en œuvre l’obligation pour les femmes d’être accompagnées d’un tuteur masculin, interdire la musique et les images d’êtres vivants et imposer des prières obligatoires ».

Des enfants dans le village de Shade Bara, dans la province d’Herat, dans l’ouest de Afghanistan.

« Un cimetière pour les droits humains »

Cette accumulation de restrictions ne relève pas de décisions isolées, mais d’une politique globale aux conséquences dramatiques.

Avec cette cascade de décrets et de lois annoncés par les autorités de facto depuis leur arrivée au pouvoir en 2021, « l’Afghanistan est un cimetière pour les droits humains », a fustigé Volker Türk, qui a pointé du doigt un nouveau décret, signé par le chef des talibans le mois dernier.

Ce texte, qui doit entrer prochainement en vigueur, augmente le nombre d’infractions passibles de la peine capitale. Il prévoit le recours aux châtiments corporels pour de nombreuses infractions, y compris au sein du foyer, légitimant ainsi la violence à l’égard des femmes et des enfants. 

Le décret criminalise également la critique des dirigeants de facto et de leurs politiques, en violation de la liberté d’expression et de réunion. Il établit « plusieurs crimes et…

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Auteur: Nations Unies FR

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