Qu’est-ce que cette loi change dans la condition des femmes afghanes aujourd’hui ? Pour rappel, elles ne peuvent pas aller à l’école après 12 ans, ne peuvent quasiment plus travailler et ne peuvent plus aller dans des salons de beauté.
C’est une loi qui a été préparée par le ministère de la promotion de la vertu et de la répression du vice. L’ONU en parle comme du « dernier clou dans le cercueil » de la condition des femmes en Afghanistan. C’est la fin d’une descente aux enfers pour les femmes qui a commencé en août 2021. En 2020, à la prise de pouvoir des Talibans, il y a eu comme une lune de miel : ils ont promis à la communauté internationale une transition pacifique, ils l’ont un peu respectée. La situation n’était certes pas simple pour les femmes en Afghanistan, mais elles aillaient à l’université, elles pouvaient travailler, tout comme les journalistes.
C’est au moment du premier anniversaire de la prise de Kaboul que les choses ont changé. Comme les Talibans voulaient être reconnus par la communauté internationale, ils ont essayé de jouer le jeu, mais voyant qu’aucune reconnaissance n’arrivait, que leurs avoirs n’étaient pas dégelés, ils ont changé de stratégie. Il y a eu le choc après choc. Les femmes afghanes étaient un peu enragées par les Talibans et par la communauté internationale qui ne l’a pas vu venir. La question qu’elles se posaient n’était pas de savoir s’ils allaient durcir les…
La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Mathilde Nutarelli

