« Il faut empêcher que l’Afghanistan ne sombre dans l’isolement, ou pire, qu’elle bascule de nouveau dans le conflit », a averti la cheffe de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), Roza Otunbayeva, lors d’une réunion du Conseil consacrée à la situation dans ce pays.
Elle a rappelé que partout dans le pays les gens demandent à l’ONU de maintenir le dialogue avec les autorités de facto pour que leur quotidien s’améliore.
En Afghanistan, une adolescente reste à la maison car elle n’est plus autorisée à aller à l’école.
Restrictions sans précédent imposées aux femmes
Elle a noté que, depuis son dernier exposé en septembre, les autorités de facto ont continué d’imposer des restrictions sans précédent aux femmes et aux filles. Cela fait maintenant près de 1.200 jours que les filles n’ont pas accès à l’éducation au-delà de la sixième, a-t-elle dit.
Ajoutant qu’au début du mois, les Talibans ont annoncé que les étudiantes seraient bientôt interdites de fréquenter les instituts de médecine et les cours d’enseignement supérieur, elle a jugé que si cette mesure était pleinement mise en œuvre, elle aurait pour conséquence dramatique de priver le pays d’un système de santé efficace et ouvert à tous. « J’ai vivement exhorté les autorités de facto à reconsidérer leur décision », a-t-elle indiqué.
Sur la question sanitaire, Mme Otunbayeva a également révélé que la ségrégation toujours plus stricte des femmes dans les activités commerciales a pour effet délétère tant de limiter l’accès à leurs moyens de subsistance que d’affecter leur santé mentale, ce qui a de graves conséquences pour leur famille, en particulier pour les enfants.
Pour l’envoyée de l’ONU, le Conseil de sécurité doit tenir compte du fait qu’en dépit du manque de confiance tout à fait fondé qu’inspirent les Taliban…
Auteur: Nations Unies FR

