Selon la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), la promulgation du décret n° 18 qui codifie les principes régissant la séparation des époux, constitue une nouvelle étape dans l’érosion des droits des femmes et des filles afghanes et renforce encore la discrimination systémique dans la loi et dans la pratique.
Publié par le ministère de la Justice le 14 mai 2026, ce code de 31 articles énonce divers motifs de séparation en Afghanistan, notamment la disparition prolongée du mari, l’« incompatibilité » entre les conjoints, la renonciation à l’islam et la « défaillance du mari ».
Plus d’un million de filles ont été privées de leur droit à l’éducation depuis que les autorités talibanes ont interdit aux filles l’enseignement secondaire.
Un divorce à deux vitesses entre hommes et femmes
Dans la plupart des cas, les procédures pour les femmes souhaitant obtenir une séparation sont plus compliquées que celles pour les hommes. « Alors que les hommes conservent le droit unilatéral de divorcer, les femmes doivent emprunter des voies judiciaires complexes et restrictives pour se séparer de leur conjoint », dénonce la MANUA.
Ce document « s’inscrit dans une tendance plus large et profondément préoccupante qui voit les droits des femmes et des filles afghanes s’éroder », a déclaré Georgette Gagnon, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU.
La MANUA souligne que le décret n° 18 doit être replacé dans le contexte plus large des mesures affectant les droits des femmes depuis la prise de pouvoir par les autorités de facto en 2021. Des lois successives ont ainsi restreint l’autonomie des femmes avant, pendant et après le mariage.
Mariage des enfants
Selon l’ONU, l’impact du décret n° 18 sur les…
Auteur: Nations Unies FR

