Face à cette mutation, les réponses gouvernementales peinent à suivre, tandis qu’une timide dynamique de dialogue régional tente de reprendre corps.
Devant le Conseil de sécurité, mardi, le chef du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Leonardo Santos Simão, a dressé le constat d’une menace en constante mutation.
« La menace posée par les groupes terroristes et autres groupes armés non étatiques demeure aiguë, en particulier dans le Sahel central et le nord du Nigeria, et cible désormais rapidement les États côtiers du golfe de Guinée », a-t-il averti.
Selon lui, ces organisations adaptent désormais leurs méthodes à grande vitesse. Drones, moyens de communication sophistiqués, cryptomonnaies : leur arsenal ne cesse de se moderniser. Leurs attaques sont coordonnées à travers plusieurs pays, tandis que leurs liens avec les réseaux criminels transnationaux se renforcent. Leur objectif dépasse les seules opérations militaires. Les terroristes veulent consolider un contrôle territorial et économique tout en sapant la confiance des populations envers les autorités publiques.
Cette évolution se lit dans les événements des derniers mois.
Le Mali sous pression
Au Mali, une coalition réunissant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou JNIM, en arabe), affilié à Al-Qaida, et le Front de libération de l’Azawad (FLA) a lancé, le 25 avril, des attaques simultanées contre Bamako, Kati, Gao, Kidal et Mopti. Selon M. Simão, ces offensives ont fait des victimes civiles et militaires, dont le ministre malien de la défense. Les combats se poursuivent désormais dans le nord du pays, tandis que le blocus partiel de plusieurs axes routiers perturbe l’approvisionnement de la capitale et que des attaques contre les lignes électriques affectent les distributions d’eau et d’électricité.
Au Niger, les attaques ont notamment visé l’aéroport de Niamey et une base militaire à Tahoua, dans le…
Auteur: Nations Unies FR

