En Afrique de l’Ouest, il est courant que les familles accueillent des enfants de manière informelle. Cela permet d’alléger la charge des parents et peut donner aux enfants des familles les plus pauvres une chance d’améliorer leur situation.
On estime que 20 % à 40 % des mères de la région ont envoyé au moins un enfant vivre dans un autre ménage pendant une période prolongée. Ce ménage joue le rôle de « parent social ».
L’éducation est l’une des principales raisons de cette pratique : les enfants peuvent se retrouver dans des ménages disposant de plus de ressources pour la scolarité ou situés plus proches des écoles.
Le caractère bénéfique ou néfaste de ce placement dépend de la volonté des familles d’accueil de soutenir et d’investir dans ces enfants.
La pratique du placement familial diffère des systèmes formels de placement familial qui sont courants dans de nombreuses régions du monde. En Afrique subsaharienne, les arrangements de placement sont généralement informels et non réglementés. En l’absence d’incitations légales ou économiques, les ménages d’accueil risquent de ne pas s’investir autant dans le bien-être des enfants placés, y compris dans leur éducation, que dans ceux de leurs propres enfants.
Ma recherche a étudié la relation entre le placement en famille d’accueil et la fréquentation scolaire. J’ai cherché à savoir comment cette relation a évolué dans le temps et si elle est influencée par le niveau de richesse du ménage d’accueil.
J’ai constaté que dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, les enfants placés en famille d’accueil avaient moins de chances d’aller à l’école que les autres. De plus, les enfants accueillis par des familles plus aisées étaient les moins susceptibles d’être scolarisés par rapport à leurs pairs non placés.
Les résultats soulignent la nécessité de mettre en place ou d’améliorer les systèmes de suivi des enfants placés. Ils suggèrent qu’il faut…
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Auteur: Pearl S. Kyei, Senior lecturer, University of Ghana

