Agde : la gauche locale dénonce une stèle « en mémoire des victimes du communisme »

Aurélien Lopez-Lligori (RN) a été élu maire d’Agde en 2026. (Capture d’écran Google street view)

Lundi 9 novembre, Aurélien Lopez-Liguori, maire RN d’Agde depuis mars, inaugure une stèle « en mémoire des victimes du communisme ». La veille, il reçoit l’essayiste Mathieu Bock-Côté, chroniqueur sur CNews. Une dizaine d’organisations de gauche, de syndicats et d’associations appellent à trois rassemblements. Elles ont aussi écrit à la préfète de l’Hérault pour qu’elle bloque le projet

Le visuel a des airs d’affiche de film d’action. Un « COMMUNISME » en lettres capitales éclaboussées de rouge, et en dessous deux portraits souriants : Mathieu Bock-Côté, chroniqueur d’extrême droite, et Aurélien Lopez-Liguori, maire RN de la ville. Sur Facebook, la ville d’Agde annonce deux rendez-vous « à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin ». Le dimanche 8 novembre à 19 h, le Palais des festivités accueille une conférence intitulée « Le communisme : menace d’hier et d’aujourd’hui ». Le lundi 9 à 17 h 30, le maire inaugure une stèle boulevard du Saint-Christ, sous le pont de la D612. Selon la commune, cette stèle rend hommage aux « dizaines de millions de victimes du communisme », des victimes « trop souvent oubliées ». « Agde est une ville attachée au devoir de mémoire », assure la mairie.

Du côté de l’opposition de gauche locale, on n’a pas oublié grand-chose. Le 3 novembre, les sections et groupes locaux du PCF, de LFI, du PS et de Génération·s, ainsi que la LDH 34, SUD, l’UL CGT Agde-Pézenas, la FSU 34 et le PRCF ont signé un communiqué commun. Ils y déclarent s’opposer « avec la plus grande fermeté » à la pose de la stèle. Leur argument est d’abord local : à Agde, rappellent-ils, les victimes de la Seconde Guerre mondiale ont été tuées par l’armée nazie. Ils citent des résistants agathois, dont André…

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Auteur: Elian Barascud