Peu de changement pour l’écologie. La composition du nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre François Bayrou (MoDem), a été finalement annoncée lundi 23 décembre, malgré la journée de deuil national en hommage aux victimes du cyclone Chido à Mayotte. Agnès Pannier-Runacher (Renaissance, parti d’Emmanuel Macron) a été reconduite à son poste de ministre de la Transition écologique, qu’elle occupe depuis septembre.
Elle perd toutefois le portefeuille de l’Énergie, désormais rattaché au ministère de l’Économie — comme ce fut le cas en janvier 2024 sous le gouvernement de Gabriel Attal — et confié à Marc Ferracci (Renaissance), qui sera le ministre délégué en charge de l’Industrie.
Chute dans l’ordre protocolaire
Auparavant ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques, Agnès Pannier-Runacher voit son intitulé modifié et devient ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche. La ministre renouvelée s’est dite « honorée de poursuivre [sa] mission » et remercie Emmanuel Macron et François Bayrou pour « leur confiance », dans une publication sur le réseau social X.
Pourtant, l’élue de 50 ans ne devrait pas se réjouir trop vite. L’écologie ne semble pas être une priorité pour le nouveau gouvernement, bien que François Bayrou soit « chargé de la planification écologique et énergétique », comme l’était Michel Barnier. La ministre a chuté dans l’ordre protocolaire, passant de la neuvième place à la douzième, entre Jean-Noël Barrot (MoDem), ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et Annie Genevard (Les Républicains), qui conserve son poste à l’Agriculture.
De son côté, Marc Ferracci, un autre proche d’Emmanuel Macron, dont il était le témoin de mariage, se félicite de son poste…
Auteur: Louise Mohammedi

