L’objectif déclaré de l’offensive militaire américaine contre le Venezuela est de renverser le gouvernement de Nicolás Maduro. La clé de l’équation latino-américaine réside aujourd’hui au Venezuela. Une intervention des États-Unis semble imminente. Trump n’a fait au gouvernement vénézuélien aucune offre autre que la reddition. Il n’est pas en mesure d’envahir le Venezuela avec son armée, comme ce fut le cas en Irak ou en Afghanistan, mais il ne va pas non plus reculer face à un dispositif militaire aussi puissant. Plusieurs scénarios sont possibles : a) une vague de bombardements contre des objectifs militaires et économiques ; b) des opérations clandestines pour éliminer les leaders chavistes, en commençant par Maduro lui-même ; c) ces deux options simultanément, combinées à d’autres. Il serait donc d’une imprudence impardonnable de ne pas comprendre ou de sous-estimer le drame que représente pour le Venezuela la présence à ses frontières d’une force militaire d’une ampleur sans précédent. Les accusations lancées par Trump contre le Venezuela sont intenables : a) le fait que Maduro soit le chef de tout un réseau de trafic de drogue, à la tête d’un imaginaire Cartel de Los Soles, a été qualifié d’absurde dans les plus larges cercles internationaux ; b) l’idée que les États-Unis cherchent à renverser Maduro parce que c’est un tyran à la tête d’une dictature chaviste est indéfendable, car Trump soutient inconditionnellement le despote sanguinaire Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite ; c) prétendre que l’intervention des États-Unis est nécessaire en raison d’une crise humanitaire qui a poussé sept millions de Vénézuéliens à émigrer est d’un cynisme monstrueux, car les États-Unis ont soutenu sans interruption le génocide sioniste contre les Palestiniens de Gaza ; d) affirmer que le Venezuela est une « enclave » de la Russie, de la Chine et de l’Iran ou qu’il…
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