Les agriculteurs poursuivent mardi 19 novembre leur mobilisation dans toute la France à l’appel de syndicats rivaux, avec désormais la Coordination rurale qui entend saper l’hégémonie de la FNSEA et fait monter la pression en parlant de « bloquer le fret alimentaire ».
Deuxième syndicat agricole, la Coordination rurale (CR) tient son congrès annuel jusqu’à mercredi dans la Vienne. Le syndicat assure se tenir prêt, s’il n’obtient pas satisfaction, à « bloquer le fret alimentaire » à partir du 20 novembre, d’abord dans le sud-ouest de la France.
Opposé comme les autres syndicats agricoles à la signature par l’Union européenne d’un accord de libre-échange avec des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), il demande aussi des baisses de charges.
En parallèle, les troupes des syndicats majoritaires FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) restent mobilisées pour le deuxième jour d’affilée — un programme calqué sur les deux jours du sommet du G20 au Brésil, pour marquer l’opposition à la signature de cet accord commercial.
Selon les autorités, une centaine d’actions étaient attendues dans la nuit de lundi à mardi.
Symboles et images fortes
À Châlons-en-Champagne, quelques manifestants devaient ainsi passer la nuit devant la préfecture, à proximité de 12 braseros, pour représenter les 12 étoiles du drapeau de l’UE.
Ce mode opératoire — allier des symboles et générer des images fortes pour les médias — a été répété toute la journée lundi.
FNSEA et JA ont planté des croix dans le Var pour évoquer le péril selon eux mortel que court l’agriculture française. Ils ont bloqué le pont de l’Europe qui relie Strasbourg à l’Allemagne pour lancer un message à la Commission européenne, qui semble déterminée à conclure rapidement le traité avec le Mercosur, négocié depuis plus de 20 ans.
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Auteur: AFP

