Autoroutes bloquées, trafic ferroviaire perturbé, préfectures et services de l’État dégradées… Malgré les annonces du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture sur la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, la colère d’une partie des agriculteurs ne faiblit pas. Les mobilisations agricoles se poursuivent et débordent désormais largement le Sud-Ouest, avec des rassemblements en Moselle, en Isère et dans la Manche.
« C’est une colère qui vient de loin. Il faut la mesurer, il faut la comprendre », a dit sur RTL la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. De fait, si l’épidémie de DNC, qui a débuté en juin en Savoie et Haute-Savoie a mis le feu aux poudres, les raisons du malaise agricole sont bien plus profondes : grandes difficultés économiques de la filière, traité Mercosur honni, budget de la PAC attaqué…
« C’est l’amour des vaches qui pousse beaucoup à devenir éleveurs »
Déjà, l’épidémie ne semble pas terminée. Le 16 décembre, la ministre de l’Agriculture a déclaré qu’il n’y avait plus de foyer actif et a annoncé une accélération de la campagne de vaccination. Mais à ce stade, pas d’abandon de l’abattage total d’un troupeau en cas de découverte d’un cas, ni de généralisation de la vaccination à tout le territoire — ce que réclament une partie des agriculteurs et notamment la Confédération paysanne et la Coordination rurale (CR).
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« On est atterrés. On voit bien que la ministre n’a pas choisi la sortie de crise. À la Confédération paysanne, on va continuer le combat, les mobilisations », a réagi un des porte-parole du syndicat, Thomas Gibert.
Le fait que la mobilisation soit née d’une maladie affectant les…
Auteur: Émilie Massemin

