Avec l’essor de la bioéconomie, qui entend remplacer les produits pétrosourcés par ceux issus de la biomasse, l’agriculture doit évoluer. La formation des ingénieurs agronomes a un rôle important à jouer, comme le montre l’exemple des formations données à l’Institut polytechnique UniLaSalle.
Bioplastiques à base de plantes, biogaz à partir de déchets organiques… les innovations biosourcées participent aujourd’hui à la « dépétrolisation » de l’économie.
Cette évolution impose de réfléchir aux compétences dont les ingénieurs en agronomie et agro-industries ont besoin et de faire évoluer les formations.
Derrière ces nouveaux besoins, il y a le développement de l’économie basée sur le vivant, appelée bioéconomie, dont l’enjeu est de remplacer les matériaux et l’énergie d’origine pétrosourcée par des équivalents issus de la biomasse renouvelable (cultures dédiées ou biodéchets). Celle-ci participe ainsi à la réduction des gaz à effet de serre et donc à la lutte contre le changement climatique.
Le pari de la bioéconomie
La bioéconomie est fondée sur une approche plus respectueuse des écosystèmes pour la production de matières alimentaires et non alimentaires, qu’elles soient d’origine agricole, forestière, ou qu’elles proviennent des productions animales. La valorisation de la biomasse y est pensée dans une approche globale, en prenant en compte l’intégralité du cycle de vie des plantes ou des biodéchets.
En effet, pour que la bioéconomie soit vraiment durable, les agroécosystèmes doivent fournir à la fois des services écosystémiques (par exemple en restituant les matières organiques au sol) mais également assurer la production des bioressources dans un contexte d’accélération de changement climatique et de perte de biodiversité.
Puisqu’elle permet de limiter le recours aux produits pétrosourcés, la bioéconomie représente l’un des piliers de la…
Auteur: Michel-Pierre Faucon, Enseignant-chercheur en écologie végétale et agroécologie – Directeur délégué à la recherche à l’Institut Polytechnique UniLaSalle, UniLaSalle

