C’est l’une des mesures phares de la version sénatoriale du projet de loi d’urgence agricole, avec la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, adoptée lundi soir : la question du stockage de l’eau. Le sujet est déjà dans le texte du gouvernement, qui entend faciliter son usage par les agriculteurs, mais de manière « équilibrée ». La majorité sénatoriale de droite et du centre entend aller plus loin.
« Article stratégique et programmatique »
Le Sénat a ainsi adopté dans la soirée de mardi le doublement des volumes de stockage de l’eau à l’horizon 2035, conformément à l’amendement adopté en commission et défendu par le corapporteur LR, Laurent Duplomb, et modifié en séance pour préciser que la mesure ne vise que les usages agricoles.
Cet article additionnel à l’article 5 prévoit aussi une réutilisation des eaux usées traitées multipliée notamment par dix d’ici à 2030, ainsi que la définition d’un principe de non-régression agricole dans la gestion de l’eau. « L’article 5A, c’est l’article stratégique et programmatique, avant de parler de trois articles sur la quantité et l’article 8, qui parle de la qualité de l’eau », a résumé Laurent Duplomb.
« Passer de 1,5 % des ressources renouvelables annuelles pour l’agriculture à 2 % »
Pour tenter de convaincre du bien-fondé des modifications du Sénat, le sénateur LR de la Haute-Loire, éleveur de profession, s’est…
Auteur: François Vignal

