Aide à mourir : au Sénat, le spectre d’un nouveau rejet du texte embarrasse une partie de la majorité de droite et du centre

Avec le texte sur la fin de vie, la droite avance désormais sur une ligne de crête. Adoptée à l’Assemblée nationale en février, la proposition de loi du député Olivier Falorni, qui ouvre un droit à l’aide à mourir, revient en seconde lecture au Sénat à partir du 11 mai. Et c’est peu dire que ce texte, rejeté une première fois par la Chambre haute le 28 janvier, a laissé quelques marques sur la majorité sénatoriale, alliance des LR et des centristes au Palais du Luxembourg.

Cette semaine, lors de l’examen en commission des affaires sociales, les deux rapporteurs LR s’en sont tenus à la ligne déjà défendue en début d’année : à savoir une application extrêmement restrictive du texte. Ils ont supprimé le « droit à l’aide à mourir », remplacé par un « dispositif d’assistance médicale à mourir ». Le diable est dans les détails : si la prescription et l’administration d’une substance létale restent possibles, elle ne pourra plus intervenir que quelques jours, « voire quelques heures », avant le décès. C’est cette version, déjà défendue en début d’année et finalement rejetée après des débats houleux, qui sera à nouveau débattue dans l’hémicycle d’ici une dizaine de jours.

Avec une crainte : « Que les mêmes causes produisent les mêmes effets », comme le répètent plusieurs élus interrogés par Public Sénat, à savoir un nouveau rejet du texte. Et donc le risque de voir le Sénat finir…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Romain David

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