« Aide à mourir » : « Il faut relativiser la vision d’un corps médical farouchement opposé »

Un calendrier clair et un cadre général posé. Après de multiples reports et d’interminables tergiversations, Emmanuel Macron a enfin donné une feuille de route pour le très attendu projet de loi sur la fin de vie. Dans une interview commune à Libération et La Croix, le chef de l’État a annoncé la transmission du texte au Conseil d’État sous « huit à dix jours » et son arrivée au conseil des ministres « en avril ». Le premier ministre, Gabriel Attal, a lui précisé que les débats à l’Assemblée nationale débuteront le 27 mai.

« L’aide à mourir » – expression préférée par le président de la République aux mots de « suicide assisté » ou d’« euthanasie » – sera encadrée par quatre « conditions strictes » : être majeur, avoir un « discernement plein et entier », « avoir une maladie incurable et un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme » et avoir des souffrances « psychiques ou physiologiques » réfractaires, soit des maux qui ne peuvent être soulagés.


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Si ces conditions sont réunies, le patient pourra faire sa demande. Ce sera ensuite à une « équipe médicale de décider, collégialement et en transparence, quelle suite elle donne » au souhait exprimé par le patient. Et puis ? Qui fera le dernier geste ? À cette question, cruciale, Emmanuel Macron a voulu citer les mots du projet de loi lui-même – qui n’a pas été rendu public à ce jour : « L’administration de la substance létale est effectuée par la personne elle-même ou, lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’y procéder physiquement, à sa demande, soit par une personne volontaire qu’elle désigne…

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Auteur: Hugo Boursier

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