Aide à mourir : « J’ai peur qu’on me rembourse mon euthanasie plutôt que mon traitement »

Ce 20 janvier, la proposition de loi sur l’aide active à mourir, adoptée à l’Assemblée nationale en mai dernier, est examinée au Sénat. En mai, 305 députés avaient voté pour ce texte, 199 s’y étaient opposés et 57 s’étaient abstenus. La gauche, qui a – en très grande majorité soutenu l’aide à mourir –, défend une loi « humaniste et laïque ». Les Républicains ont émis de nombreuses réserves, jugeant le texte « profondément déséquilibré ». Le Rassemblement National y est fermement opposé.

Bien loin des hémicycles, des personnes potentiellement éligibles et une partie du corps médical s’inquiètent de la mise en pratique d’une telle loi, à l’aube d’un budget 2026 austéritaire et dans un système de santé déjà très affaibli.

Un durcissement des conditions de vie

Depuis plusieurs années, la France est interpellée par l’ONU pour ses pratiques d’institutionnalisation – à savoir le fait de placer une personne dans un milieu ségrégué, sur la base de son handicap –, jugées paternalistes. Selon le dernier rapport de la Fédération hospitalière de France (FHF) et du Groupement national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (GEPSo), 60 % des établissements médico-sociaux sont en déficit. Une situation peu corrigée par le budget 2026, qui prévoit une hausse bien en dessous des 4 % réclamée et le gel de plusieurs prestations sociales, comme l’allocation aux adultes handicapés (AAH).


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Dans ce contexte, le projet de loi inquiète Morgan B., atteint d’une maladie neuromusculaire dégénérative et potentiellement éligible à l’aide à mourir. « Aujourd’hui, je vis dans un HLM. Mon principal revenu est l’AAH »,…

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Auteur: Isya Okoué Métogo

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