S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, lors d’une table ronde sur le financement du développement durable, Volker Türk s’est inquiété de cette inégalité, « force tranquille » qui décide du sort de millions de personnes dans le monde.
« Elle détermine qui mange, qui apprend, qui a accès au logement et aux soins de santé – et qui n’y a pas accès », a regretté le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Ces constats se reflètent dans les réalités sociales mondiales : une personne sur quatre souffre d’insécurité alimentaire et une sur trois vit sans logement adéquat.
Les 1 % les plus riches accaparent 41 % des nouvelles richesses
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), plus de la moitié de la population mondiale travaille dans l’économie informelle, sans avoir accès à des congés maladie payés, à des congés maternité ou à d’autres formes de protection sociale. Cela est particulièrement vrai pour les femmes. Près de 60 % des femmes actives travaillent dans l’économie informelle.
Ces déséquilibres dans l’accès au travail et à la protection sociale s’inscrivent dans un contexte plus large de fortes inégalités économiques à l’échelle mondiale. Au cours des 20 dernières années, les 1 % les plus riches ont accaparé 41 % de toutes les nouvelles richesses, tandis que les 50 % les plus pauvres n’en ont reçu que 1 %.
Rien que l’an dernier, les milliardaires ont amassé assez de richesses pour éradiquer l’extrême pauvreté vingt-six fois
« Rien que l’an dernier, les milliardaires ont amassé assez de richesses pour éradiquer l’extrême pauvreté vingt-six fois », a fait valoir M. Türk. Pendant ce temps, certains des pays les plus riches sous-investissent dans les droits économiques, sociaux et culturels. Leurs systèmes fiscaux récompensent les riches tout en négligeant de protéger ceux…
Auteur: Nations Unies FR

