Il faisait partie de la série d’amendements emblématiques du rapporteur général de la commission des finances, et plus largement de la droite sénatoriale, dans leur recherche d’un effort accru dans la partie dépenses du budget 2026. Jean-François Husson (LR) proposait d’accentuer de 200 millions d’euros supplémentaires la diminution du budget de l’aide publique au développement, déjà fortement mise à contribution dans le projet initial du gouvernement, à hauteur de 700 millions d’euros. « On a le choix aujourd’hui, entre laisser, par la dégradation des comptes dramatique de notre pays, la position de la France s’affaiblir et ne plus être mesure demain ou après-demain de financer ou bien de faire un choix qui implique de cibler », défendait-il.
« Je ne peux pas continuer à ronger comme ça les crédits », déclare Alain Joyandet (LR)
Le Sénat n’a pas souhaité aller au-delà de l’effort inscrit dans le projet de loi de finances déjà conséquent. L’hémicycle a rejeté ce 9 décembre l’amendement par 270 voix contre 123. Seuls trois sénateurs centristes et les trois sénateurs RN ont souhaité soutenir la droite sénatoriale sur ce scrutin. Insuffisant pour être majoritaire.
Le groupe LR a d’ailleurs fait face à une déperdition de voix. Sept ont voté contre, comme l’ancien président de la commission des affaires étrangères Christian Cambon, ou encore Alain Joyandet, troublé par le « coup terrible » porté…
Auteur: Guillaume Jacquot

