« A l’époque, j’ai proposé la nationalisation », se souvient Arnaud Montebourg devant le sénateur communiste Fabien Gay, rapporteur de la commission d’enquête et le président Olivier Rietmann, sénateur Les Républicains. « La prise de contrôle, c’est de l’aide publique. Et il faut parfois savoir utiliser l’outil de la prise de contrôle », préconise l’ancien ministre.
Fabien Gay rebondit : « Je partage cette idée de nationalisation. L’Etat promet plusieurs millions, mais l’entreprise délocalise fortement à l’étranger. L’acier est stratégique, c’est une question de souveraineté », souligne le sénateur.
Près de 300 millions d’aides publiques
Le 27 mars dernier, la commission d’enquête sur les aides publiques aux grandes entreprises du Sénat a auditionné ArcelorMittal. Devant les sénateurs, l’entreprise assurait avoir perçu 298 millions d’euros d’aides en 2023 dont 195 millions d’euros concernant l’énergie. L’entreprise a également reçu près de 850 millions d’euros d’aide de l’Etat français pour son projet de décarbonation de deux hauts fourneaux à 1,8 milliard d’euros.
Un mois à peine après l’audition, ArcelorMittal annonçait la suppression de plus de 600 postes en France. « Monsieur Mitall répartit son intérêt sur l’ensemble de la planète », prévient Arnaud Montebourg. « La France ne l’intéresse pas. Il a mené tous les gouvernements par le bout du nez. Ce fut le…
Auteur: Marius Texier

