Le millésime 2020 du véritable bilan annuel du CAC40, publié par notre Observatoire des multinationales, est désormais en ligne. On vous résume les quatre informations essentielles à retenir. Avec une question : les grandes entreprises françaises n’auraient-elles pas au final profité de la crise sanitaire pour devenir encore moins responsables vis-à-vis du reste de la société ?
La troisième édition de CAC40 : le véritable bilan annuel, publié par l’Observatoire des multinationales, partenaire de Basta ! propose une radiographie complète des grandes entreprises françaises sous l’angle économique, mais aussi social, écologique et démocratique. Quelles sont les informations nouvelles et importantes qui ressortent de cet ensemble de chiffres et d’analyses ? Il y en a essentiellement quatre.
Première info : des aides publiques massives sans réelle contrepartie
Toutes les entreprises du CAC40 ont bénéficié d’aides publiques à l’occasion de la crise sanitaire, sans avoir fondamentalement changé leurs pratiques en matière de versement de dividendes, d’emploi, de gaz à effet de serre ou de fiscalité.
Certains groupes comme Total ou Sanofi ont prétendu ne pas avoir bénéficié d’aides de l’État parce qu’ils n’avaient pas recours au chômage partiel ou aux reports de charge. En réalité, les pouvoirs publics ont débloqué bien d’autres formes de soutien financier, direct et indirect, dont ces groupes ont bien profité. Bien qu’abreuvées d’aides publiques, les entreprises du CAC40 ont largement maintenu leurs dividendes. Seulement huit les ont supprimés, parce qu’elles y étaient obligés par le gouvernement ou la Banque centrale européenne. Huit groupes du CAC40 ont même augmenté leurs dividendes ce printemps, et d’autres comme L’Oréal ne les ont réduits que de manière très marginale.
Ces entreprises ont ensuite multiplié les annonces de suppressions d’emplois en France et dans le…
Auteur: Olivier Petitjean
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