« Aimer ne veut pas dire posséder »

« Jalousie et violence », « coup de feu et jalousie », « jalousie maladive et scène de violences ». Tels sont quelques titres de presse publiés cette semaine sur le site de France 3, La Voix du Nord ou encore Le Progrès. La jalousie est vue comme une excuse, un motif qui minimise, voire légitime le degré de violence. C’est un défaut qui reste souvent considéré dans la société comme acceptable, voire naturel. Le baromètre de l’éducation Les apprentis d’Auteuil indiquait, en 2023, que « 25 % des jeunes trouvent normal de regarder les messages et les applications mobiles de leur partenaire, sans lui demander son autorisation. 29 %, de lui dire à quelle heure il ou elle doit rentrer. 50 % pensent que la jalousie est une preuve d’amour ».

Victime de la culture pop ?

Une représentation qui se retrouve dans la culture populaire, les films mais aussi les livres. Proust est souvent défini comme l’auteur de la jalousie. « La jalousie n’est souvent qu’un inquiet besoin de tyrannie appliqué aux choses de l’amour. » (1) Plus récemment, des films comme la saga After (2) reprennent le schéma d’un « bad boy » et d’une jeune femme douce et fragile. Celui-ci va alors tout faire pour garder celle qu’il a conquise, quitte à utiliser la violence.

1

La prisonnière, Marcel Proust.

2

Série de films américains basés sur les romans éponymes d’Anna Todd.

« Je considérais la jalousie comme une preuve d’amour quand j’étais adolescente », pose la journaliste et autrice, Chloé Thibaud, en citant une anecdote de la série Friends. Dans son ouvrage Désirer la violence, ce(ux) que la pop culture nous apprend à aimer, elle revient…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Élise Leclercq

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