Air pollué : inquiétudes après l'incendie d'un centre de tri à Marseille

Marseille et Les Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), reportage

Quel cocktail toxique les Marseillais ont-ils respiré lors du spectaculaire incendie du 8 juillet ? Car les 750 hectares de garrigue des Pennes-Mirabeau, commune de la banlieue nord, ne sont pas les seuls à avoir brûlé : le centre de tri des déchets de la métropole Aix-Marseille-Provence, géré par Suez, a, lui aussi, été touché.

Il est désormais « à l’arrêt car une partie du process de tri (presse à balles, auvents de stockage des matières triées, locaux administratif, …) a été touchée », précisent Suez et la métropole dans une réponse conjointe à Reporterre. Sans indiquer quand il pourra reprendre son activité — en attendant, les déchets sont envoyés dans d’autres structures de la région. Un stock de « 800 mètres cubes environ » de « matières triées et conditionnées en balles » de cartons et plastiques est parti en fumée, indique l’entreprise.

Représentante CGT des agents de la métropole, en particulier des éboueurs, Véronique Dolot est en contact fréquent avec les autorités publiques locales. Elle a appris le sinistre par une journaliste de Marsactu — la catastrophe aurait en effet pu passer inaperçue si le site d’investigation ne s’en était pas fait l’écho. Elle ne décolère pas : « Je trouve ça hallucinant l’absence d’information sur un événement aussi grave. Les feux de déchets dégagent des dioxynes [une famille de polluants organiques persistants dans l’environnement]. C’est comme si un incinérateur sans filtre avait fonctionné. »

Silence des autorités

Baptisé Ecopole, le site de 55 hectares qui a été touché le 8 juillet se situe dans un vallon de la colline du Jas-de-Rhodes, sur la commune des Pennes-Mirabeau, au nord de Marseille. Le feu a touché uniquement le centre de tri, mais a épargné la décharge. Le 13 août, la terre noircie témoignait du passage du feu sur la…

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Pierre Isnard-Dupuy

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