Lors d’une soirée caritative, Blanche Gardin a fait mine de revendiquer son « antisémitisme » pour épingler l’utilisation infondée de cette accusation contre les défenseurs de la cause palestinienne. Décrié, son sketch met en lumière le propos du philosophe Alain Badiou et de l’écrivain Éric Hazan (récemment disparu) dans un petit livre datant de 2011 : « l’Antisémitisme partout ».
« Je m’appelle Blanche et, depuis le 7 octobre, je suis antisémite. » C’est avec ces mots provocateurs et un air accablé que Blanche Gardin s’est présentée au public, le 1er juillet, lors d’une soirée caritative en faveur de la population palestinienne, Voices for Gaza. Accompagnée sur scène par l’humoriste Aymeric Lompret (qui a démissionné de France Inter après le renvoi de son collègue Guillaume Meurice) dans le rôle de l’animateur, Gardin s’est prêtée à une parodie de réunion des AA (pour « Antisémites Anonymes ») : « J’ai posté un appel à manifester pour le cessez-le-feu. – Et tu n’as pas senti que c’était antisémite ? » Elle exprime sa « gratitude pour tous ces gens qui [l]’ont insultée, tous ces gens qui [lui] ont fait ouvrir les yeux sur [son] antisémitisme ». Et de conclure le sketch sur l’islamophobie qui pourrait lui sauver la mise mais dont elle ne peut se prévaloir car elle est « antisémite », et que « l’un exclut l’autre » (« Si t’es islamophobe, ça te protège de l’antisémitisme »), non sans avoir égratigné au passage une autre humoriste de France Inter, Sophia Aram, aux positions proches de celles du Printemps républicain ; parmi ceux qui ont volé au secours d’Aram, l’ex-Premier ministre Manuel Valls, qui sur Sud Radio, le 4 juillet, a critiqué « ceux qui veulent remplacer sur la scène publique Dieudonné » (nul besoin de faire un dessin : sa réponse confirme, s’il en était besoin, la pertinence du sketch…).
En 2011…
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Auteur: dev

