Alcool et Dry January : Relever le « Défi de Janvier » est toujours bénéfique, même en cas d’échec

La nouvelle édition du Dry January, rebaptisée en français « Défi de Janvier », suit son cours dans notre pays, porté par les associations et les addictologues, en dépit du manque de soutien des pouvoirs publics.

Et la peur d’échouer ne constitue pas non plus une excuse valable, car même les personnes qui ne parviennent pas à respecter le contrat d’abstinence pendant un mois entier tirent des bénéfices de cette expérience. Explications.

Comment est né le Dry January ?

Lancé en 2012 au Royaume-Uni par l’association caritative Alcohol Concern, la campagne Dry January avait un triple objectif : initier un nouveau rapport à l’alcool, encourager ceux qui s’interrogent sur leur consommation d’alcool et enfin, donner l’envie d’un changement de comportement après un mois sans alcool positif et ludique.

Elle a remporté outre-Manche un succès grandissant, comptant plus de deux millions de participants trois ans après sa création, en 2015.

Soyons clair : ce challenge n’est pas une cure de « désintoxification », pas plus qu’il ne s’adresse aux alcoolodépendants. Au contraire, il se destine plutôt à ceux qui, sans réaliser les effets que cela peut avoir sur leur santé, boivent « un peu trop », « un peu trop souvent ». Autrement dit, qui se situent au-dessus des seuils recommandés par Santé publique France.

Le Dry january permet aux médecins d’évoquer avec leurs patients la question de l’alcool, parfois difficile à aborder de façon non invasive. C’est notamment l’occasion d’évaluer avec eux leur niveau de consommation, et de le réduire. Un objectif d’autant plus important que l’alcool est lié à plus de 60 pathologies médicales, incluant des cancers, le diabète, la dépression, et l’hypertension artérielle.

On sait depuis longtemps que s’abstenir temporairement d’ingérer de l’alcool peut avoir des effets bénéfiques sur la physiologie, et contribuer à améliorer…

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Auteur: Philippe Arvers, Médecin addictologue et tabacologue, Université Grenoble Alpes (UGA)