Manifeste de type pamphlétaire (ART biopolitique) afin de lutter contre l’abrutissement de la conscience collective française, réflexion écrite pour une meilleure solidarité de notre société.
« NOUS ALLONS TOUT NETTOYER »
Vers une conscience toujours plus blanche, des êtres plus propres en apparence, une vision opaque, un voile de cataracte génétiquement transmis dès la naissance, un bovin souffrant exclue du labyrinthe se mouvant péniblement dans le laboratoire urbain.
Nulle société n’est parfaite, mais l’imparfait est intolérable pour la rétine d’un être propre, obstiné à la parfaite morale et au parfait pouvoir.
Une belle surface apparente pour des êtres dignes en apparence qui portent en eux le mépris de l’imparfait qu’ils ne font que déraciner pour mieux fleurir ailleurs, le déplacer, voire même, l’exterminer pour les plus forts qui s’autoproclament comme des sages cravatés pourtant cravachés par leur maîtresse toute de cuir vêtue à même les quais, une belle nuit de mai.
Je frotte, je nettoie, je blanchis de toutes mes forces jusqu’à m’irriter l’anus, je prends du Spasfon pour mieux le vivre, un anxiolytique pour mieux traverser ce temps mort, de la cocaïne pour accélérer l’action du blanchiment et résoudre le paradigme sociétal de l’imparfait, du vin à la mémoire de ma ville propre.
Le petit travail occulte du Parfait et de son petit manuel noir où le Parfait d’hier aura de façon inter-générationnelle engendré l’Imparfait d’aujourd’hui, ou lorsque le répressif immédiat d’aujourd’hui produit la haine de la décennie qui suit pour laquelle un nouveau produit de nettoyage plus caustique viendra nourrir une nouvelle feuille de chou médiatique bonne à salir la mémoire collective. Le Romain et la création de son roman noir toujours ingénieux à trouver son nouveau coupable, résoudre l’énigme et tuer le monstre sans ne jamais voir celui qu’il est lui-même devenu.
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