Depuis la mi-janvier, de nombreux échouages d’oiseaux marins ont été signalés sur les plages du littoral atlantique. « Ces épisodes d’échouages massifs font souvent suite aux tempêtes hivernales, et peuvent parfois prendre des proportions dramatiques », alerte la LPO. Ainsi, en 2014, plus de 50 000 oiseaux marins s’étaient échoués sur le littoral Atlantique, dont 96 % d’alcidés et 64 % de macareux moines.
« Les tempêtes en cours ont un impact dramatique sur les oiseaux marins. Parmi eux, les Macareux moines sont frappés de plein fouet par les vents violents et l’état de l’océan », confirme le centre de soin basque Hegalaldia.
En plus des Macareux moines, les Guillemots de troïl sont particulièrement touchés par la vague d’échouage actuelle. Les centres de soin enregistrent actuellement un nombre très important de signalements.
« Plusieurs dizaines de ces animaux sont découverts morts sur les plages. Certains, encore en vie, décèdent rapidement si ils ne sont pas pris en charge. Cette situation va durer plusieurs jours », avertit le centre de soins landais Paloume.
La plupart des oiseaux affaiblis sont en état d’hypothermie et il est primordial de les réchauffer. Il est fortement déconseillé de leur donner à manger avant qu’ils n’aient été diagnostiqués par des professionnels.
La LPO a recensé plus de 300 échouages depuis la mi-janvier, concentrés essentiellement entre le Finistère et la Charente-Maritime. Les principales espèces concernées sont des alcidés, dont une majorité de macareux moines. Ces chiffres ne constituent cependant pas une estimation de la mortalité totale : « on estime en effet que pour 1 oiseau récupéré, 10 sont morts sans être trouvés », précise l’ONG.
Pour faciliter leur rapatriement et optimiser leurs chances de survie, les centres de soin recommandent de les contacter dès la découverte de l’animal pour avoir les premières instructions, ne…
Auteur: La Relève et La Peste

