Une centaine de personnes a fait le déplacement devant le tribunal d’Alès ce mardi 6 octobre pour soutenir les victimes de l’agression du bar communiste « Le Prolé » lors de la féria de la ville en 2025. (« Le Poing »)
Ce mardi 6 octobre trois militants d’extrême droite, liés au groupuscule dissous l » Bloc Montpellirain » devaient comparaître au tribunal d’Alès pour des violences commises dans un bar communiste lors de la féria d’Alès dans la nuit du 30 au 31 mai 2025. A la demande des parties civiles, le procès a été envoyé le 25 novembre, dans l’espoir de faire reconnaître le caractère prémédité et politique de l’agression devant une audience collégiale
Ils étaient une centaine ce mardi matin devant le tribunal d’Alès, venus soutenir les parties civiles. Côté prévenus, on a été plus discrets : sur les trois militants poursuivis pour l’attaque du Prolé, un seul s’est présenté à la barre.
Les faits remontent à la nuit du 30 au 31 mai 2025. En pleine féria, une dizaine d’hommes entrent dans le Prolé, bar associatif et repaire historique des communistes alésiens. Coups, gaz lacrymogène, mobilier saccagé. Selon le PCF, une vingtaine de personnes sont blessées, dont un militant cheminot hospitalisé en urgence. En février 2026, trois hommes de 23 et 25 ans, présentés comme membres du Bloc montpelliérain, sont placés en garde à vue à Montpellier. Le groupuscule a depuis été dissous.
Un prévenu sur trois
Le premier, Louis D., est un visage connu du Bloc montpelliérain. Le 27 janvier 2024, en marge de la mobilisation des agriculteurs à Montpellier, il avait intimidé plusieurs journalistes. Le 10 mai 2025, il participait à Paris au défilé néonazi du Comité du 9-Mai (C9M). Ce mardi, ni lui ni son avocat, Me Mathieu Sassi, n’avaient fait le déplacement. Ce dernier connaît bien ce genre de dossiers : il a déjà défendu des prévenus de
Auteur: Elian Barascud
