Depuis plusieurs semaines, le gouvernement et l’extrême droite tentent de faire croire que les Algériens bénéficient d’avantages administratifs pour résider en France grâce, notamment, aux accords de 1968, que Bruno Retailleau menace de faire exploser. C’est faux. Mehdi nous raconte pourquoi.
J’ai longtemps hésité à rédiger ce texte, compte tenu de la tension actuelle des liens géopolitiques entre la France et l’Algérie. Mais je pense qu’il est nécessaire de rendre visibles les difficultés d’accès à l’emploi pour les personnes de nationalité algérienne résidant en France.
Je suis arrivé en France il y a huit ans afin de poursuivre mes études, en licence puis en master. Un an après mon arrivée, j’ai commencé à chercher un emploi à temps partiel en parallèle de mes études pour pouvoir subvenir à mes besoins. Je me suis rendu compte que trouver un emploi serait beaucoup plus compliqué que je ne le pensais. J’ai appris que les étudiants de nationalité algérienne étaient soumis à des dispositions spécifiques prévues par l’accord franco-algérien de 1968. En effet, contrairement à leurs camarades étrangers d’autres nationalités, les étudiants algériens doivent, eux, obtenir une autorisation provisoire de travail pour exercer une activité salariée.
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Mon processus de recherche d’emploi paraissait fluide au début, dans la mesure où j’arrivais toujours à avoir des entretiens, qui, pour la plupart, se passaient très bien. Je franchissais plusieurs étapes de sélection, parfois des tests techniques, des mises en situation et des entretiens avec différents interlocuteurs. Mais, à la toute fin, je me confrontais à des refus. J’ai compris que…
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