Prise la main dans le sac, Alice Cordier prétend qu’elle avait des «joues» de «bébé» et que le signe SS est celui d’un groupe de rap.
Une curieuse photographie fait le tour des réseaux sociaux depuis hier : on y voit Alice Cordier, cheffe du groupuscule d’extrême droite Némésis, en compagnie d’un militant néo-nazi dont le visage est flouté. Ces deux personnes semblent attablées dans un bar et miment chacun la lettre «S» en forme d’éclair avec leurs doigts. Ce qui donne SS, une référence à la Schutzstaffel, principale organisation sous le IIIᵉ Reich, milice criminelle d’élite sous les ordres d’Hitler.
Pour lever toute ambiguïté, l’individu qui poste cette photo, utilisant le pseudonyme de «Kenneth Ukraine», écrit «de Bretagne à Lyon, SS partout». Et il accompagne l’image d’un hooligan réalisant le même geste, avec avec un Soleil noir en arrière plan. Le soleil noir est un autre symbole de la mystique SS, créée par Heinrich Himmler.
Le journaliste Ricardo Parreira, spécialiste de l’extrême droite, a identifié derrière ce compte un néo-nazi nommé Gwendal Delange, ancien du groupe violent Lyon Populaire et aujourd’hui combattant en Ukraine dans le bataillon Azov. Dans ses autres publications, on le voit d’ailleurs effectuer des saluts nazis ou arborer ses tatouages de croix gammées.
Prise la main dans le sac, Alice Cordier tente une réponse pour le moins surprenante sur Twitter : «On peut s’arrêter avec la police des doigts ? Cette obsession de l’extrême gauche pour le nazisme commence à devenir suspecte […] comme mes joues en attestent je suis un bébé, dans un bar de surfer et un inconnu me montre le geste d’un groupe de rap».
Tout est fascinant dans cette réponse. Cordier inverse l’accusation, en pointant une prétendue «obsession» de l’extrême gauche pour le nazisme alors qu’il est démontré que tout son entourage est composé de…
Auteur: B

