Même les aliments en apparence simples ou présentés comme bons pour la santé grâce aux mentions « riche en fibres » ou « teneur en protéines élevée » n’y échappent pas. Des céréales pour le petit-déjeuner aux yaourts en passant par les carottes râpées, les produits ultratransformés ne se limitent plus aux rayons de la malbouffe, ils sont partout ou presque dans les supermarchés.
À tel point qu’ils comptent pour près de 60 % de l’offre alimentaire en supermarché et plus de 35 % de l’apport calorique moyen des adultes français. Reconnaissables à leur longue liste d’ingrédients comme les additifs, édulcorants, émulsifiants et autres arômes, ces substances sont censées améliorer la durée de conservation, le goût, l’odeur ou la texture des aliments. Objectif : les rendre « hyperappétissants », et ainsi encourager leur surconsommation.
Malgré les nombreuses études alertant sur leurs dangers pour la santé, ils continuent d’être massivement distribués et promus, comme si de rien n’était, dénonce Audrey Morice, chargée de campagnes chez Foodwatch France. Avec l’application Yuka et le réseau France Assos Santé, les trois organisations ont lancé le 29 avril une pétition afin d’encadrer leur publicité, en particulier celles qui ciblent les enfants, et mettre en place un étiquetage clair sur la face avant de ces produits.
Reporterre — Que réclame votre pétition adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu et aux ministres de la Santé, Stéphanie Rist, et de l’Agriculture, Annie Genevard ?
Audrey Morice — L’objectif est d’abord d’interdire toute publicité pour ces produits à destination des mineurs, à la fois à la télévision, sur internet, sur les réseaux sociaux — notamment via les influenceurs —, dans les jeux vidéo. Mais aussi la publicité à proximité des écoles et des lieux fréquentés par les enfants.
Nous voulons également faire…
Auteur: Jeanne Cassard

