Stations de ski, remontées mécaniques, routes et hébergements se multiplient pour attirer toujours plus de touristes dans les montagnes, pourtant particulièrement vulnérables au changement climatique. En Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan rivalisent désormais de projets pour transformer leurs massifs en destinations touristiques internationales. Au Kazakhstan, cette ambition se concentre notamment autour d’Almaty, la grande ville située au pied du massif du Tian Shan.
Juste au-dessus de la ville d’Almaty s’étend le parc national d’Ile-Alatau, vaste territoire montagneux déjà très fréquenté. Avec plus de 800 000 visiteurs depuis le début de l’année 2026, il connaît une affluence record. C’est pourtant dans ce même espace que le Kazakhstan projette de développer Almaty SuperSki, un vaste domaine skiable de plus de 200 kilomètres de pistes reliant plusieurs secteurs de la montagne.
Vue d’Almaty depuis la chaîne de montagnes surplombant la station d’observation spatiale du Tian Shan. Parc national d’Ile-Alatau. Kazakhstan. Wikimedia.
Un parc national déjà sous pression
Dans un pays principalement marqué par la steppe, le parc national d’Ile-Alatau constitue un vaste espace forestier et montagneux aux portes d’Almaty. Il s’étend sur environ 2 000 km² le long de la chaîne du Tian Shan, jusqu’à la frontière avec le Kirghizstan. Il abrite notamment 17 espèces végétales et 21 espèces animales rares ou menacées figurant sur la liste rouge du Kazakhstan.
Depuis plusieurs années, les infrastructures destinées aux visiteurs se sont multipliées : centres d’accueil, routes et accès aménagés, chemins balisés et sécurisés, aires de repos et équipements de loisirs. Les stations de ski à proximité, participent à cette attractivité.
Cette fréquentation croissante produit déjà des effets visibles. Déchets abandonnés en montagne, circulation illégale de…
Auteur: Mr Mondialisation
