Le conflit au Moyen-Orient a alimenté une flambée durable des cours, le Brent dépassant les 107 dollars début mai. Un accord américano-iranien ouvrirait la voie à une réouverture du détroit d’Ormuz et à un retour à la libre circulation des navires dans cette zone qui voit transiter 20 % du pétrole mondial. Mais il n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour, Trump agissant comme une véritable girouette.
Parmi les pays ayant établi de nouveaux records, le Danemark et la Finlande affichent le prix le plus élevé, à 2,56 euros le litre de diesel (aussi appelé gazole), devant l’Allemagne (2,46 euros). Suivent la Belgique et la France (près de 2,40 euros), puis l’Italie (près de 2,30 euros).
L’Union européenne exige que les États membres prélèvent un droit d’accise, anciennement appelée TICPE, minimum de 0,36 € par litre d’essence sans plomb et de 0,33 € par litre de diesel. Mais la fiscalité appliquée aux carburants n’est pas la même selon les États membres. La France, parmi les Vingt-Sept, est le cinquième pays taxant le plus l’essence et la première s’agissant du diesel. Pour exemple, le poids total des taxes en Espagne est de 45 %, contre 60 % en France.
Source : Nicolas Meilhan, Ingénieur Automobile et Energie, Ancien conseiller scientifique à France Stratégie
Lors de son allocution hier, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’exclut pas de baisser les taxes sur les carburants si l’envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant « qu’il serait préférable de faire baisser les prix en utilisant des moyens diplomatiques ».
Pour soulager les automobilistes, plusieurs voisins européens ont décidé de baisser leurs taxes. En Suède, le gouvernement a réduit ses taxes au minimum européen dès mai, notamment pour l’essence, et même de descendre en-dessous, à titre exceptionnel, entre le 1er juillet et le 1er novembre. Le pays affiche le litre d’essence le moins cher…
Auteur: Laurie Debove
