La France connaît une sécheresse exceptionnelle, favorisée par les canicules à répétition et un déficit de pluie très marqué depuis la fin du printemps. « A certains endroits, il n’est pas tombé une seule goutte de pluie en juillet, comme à Dunkerque (0 mm), tandis que de nombreux secteurs de l’ouest, du centre et du nord affichent des déficits records », avertit la Chaîne Météo.
Surtout, le temps durablement sec et chaud jusqu’à mi-août laisse craindre une aggravation de la sécheresse, avec des conséquences sur la végétation, les cultures, les forêts, les grands fleuves, et un risque d’incendie toujours très élevé.
« À l’échelle nationale, il ne reste plus que 17 % de l’eau disponible dans les deux premiers mètres de sol. Plus frappant encore, de la Vendée à la Saône-et-Loire, les sols sont désormais totalement vidés de leur réserve en eau », prévient l’agroclimatologue Serge Zaka.

Seul petit répit : des orages sont attendus lundi et mardi sur une partie du pays. Ils pourront apporter d’importantes quantités de pluie, mais leur impact très localisé limitera fortement leur efficacité. Certaines communes recevront plusieurs dizaines de millimètres en peu de temps, tandis que d’autres resteront totalement asséchées.


Surtout, ces pluies fréquemment intenses risquent de ruisseler au lieu de s’infiltrer dans les sols, qui ont été trop durcis par la sécheresse. Ces pluies ne pourront donc pas vraiment recharger les réserves en eau, ni mettre fin à la sécheresse.


Dans ces conditions difficiles, l’arrivée d’une cinquième canicule inquiète. Dès dimanche, une masse d’air très chaude gagnera le Sud-Ouest, avec déjà des maximales souvent supérieures à 35°C. Elle progressera ensuite vers le centre, l’ouest, le nord et l’est du pays. Le choc risque d’être grand par rapport aux températures plus supportables des derniers jours.
Ces canicules à répétition sont…
Auteur: Laurie Debove

