Un nouveau statut juridique
L’histoire remonte à 2016, quand Mélinda, bénévole depuis plusieurs années dans un centre de soin pour la faune sauvage, ouvre son propre refuge pour renards roux.
« Rien n’était prévu. C’est l’arrivée de deux petits renardeaux au centre qui a tout changé. Après les soins, j’ai appris qu’ils ne pouvaient pas être relâchés dans la nature, car considérés comme nuisibles. Ils étaient destinés à être tués. »
Ni une, ni deux, cette amoureuse des animaux se lance alors dans une aventure qui allait bouleverser sa vie, non sans embûches, et monte un refuge en Alsace. Mais à ce moment, le flou juridique autour de la question du recueil d’animaux sauvages conduit Mélinda à se voir « octroyer un statut juridique qui n’existe pas ». Depuis, les choses ont quelque peu évoluées.
« En 2020, l’administration est revenue sur mon statut et m’a demandé de faire le nécessaire pour être en règle, sans quoi les renards seraient destinés à l’euthanasie », explique-t-elle à La Relève et la Peste. Aujourd’hui, L’Arche de Cerise est considérée comme centre de soins pour renards roux et bénéficie d’un certificat d’élevage.
« Mais le but d’un centre de soin est normalement de soigner puis relâcher l’animal, or dans mon cas, j’ai uniquement le droit de les garder au sein du refuge. »
C’est donc dans l’objectif de pouvoir mener en parallèle cette activité de soin à plus court terme que Mélinda s’est engagée dans l’ouverture d’une deuxième structure.
« J’aimerais cette fois pouvoir recueillir des petits renards malades en vue de les relâcher car nous sommes énormément sollicités par des mairies et personne ne fait rien pour ces animaux. »

© L’Arche de Cerise
Une vingtaine de demandes par an
Une demande importante, notamment due aux nombreuses épidémies de…
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Auteur: Juliette Boffy

