Amour, sexe et communisme : Alexandra Kollontaï | Matthieu Renault, Julien Théry

Alexandra Kollontaï a été la première femme de l’histoire à être ministre, dans le gouvernement révolutionnaire russe de 1920, la première femme à faire une carrière de diplomate aussi, puisque le régime Stalinien l’a mise à l’écart en la faisant longtemps ambassadrice à l’étranger. Elle est surtout connue pour ses idées très modernes sur le couple et sur l’amour, avec l’idée par exemple que la fidélité est une « captivité amoureuse », qui préfigure la mode actuelle du polyamour.

L’articulation entre les combats pour l’émancipation des femmes et les autres luttes sociales, la place du féminisme dans la lutte des classes, sont des questions aussi vieilles que le mouvement ouvrier et le socialisme. Elle sont toujours autant d’actualité, à une époque où le mouvement #Metoo a une puissance indéniable, mais ne paraît pas remettre en cause les structures socio-économique générales des rapport de domination. Est-ce que les luttes féministes doivent être considérées comme non-prioritaires parce qu’elle serait inoffensives pour le néolibéralisme ? 

Parmi les figures féminines historiques du mouvement révolutionnaire, il y a en a une en particulier qui a été confrontée à ce type de problèmes, Alexandra Kollontaï. Elle a été la première femme de l’histoire à être ministre, dans le gouvernement révolutionnaire russe de 1920, la première femme à faire une carrière de diplomate aussi, puisque le régime Stalinien l’a mise à l’écart en la faisant longtemps ambassadrice à l’étranger. Elle est surtout connue pour ses idées très modernes sur le couple et sur l’amour, avec l’idée par exemple que la fidélité est une « captivité amoureuse », qui préfigure la mode actuelle du polyamour. Elle-même a eu une vie amoureuse particulièrement riche et libre, qui lui a valu des moqueries et l’accusation de dépravation, y compris de Lénine. Elle a aussi milité pour la…

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Auteur: Le Média

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