Suite à la crise économique qui a frappé le système capitaliste mondial et affaibli la domination impérialiste, le rôle et l’influence des pays émergents et en développement se sont considérablement renforcés. Parallèlement, des blocs régionaux et internationaux, tant politiques qu’économiques et sécuritaires, se sont formés, acquérant un poids et une influence croissants à l’échelle mondiale. Ces dynamiques marquent l’émergence d’un nouvel ordre mondial multipolaire, qui remet en question l’unilatéralisme américain dominant depuis l’effondrement de l’Union soviétique et du bloc socialiste.
Face à cette évolution, l’impérialisme américain cherche à préserver sa position de domination et de contrôle, en intensifiant sa politique de pillage des peuples afin de surmonter ses crises économiques. Pour ce faire, il a attisé les guerres et intensifié les conflits ethniques, raciaux et religieux, tant entre les nations qu’à l’intérieur même des États. Il a aussi renforcé sa confrontation avec les forces opposées à l’hégémonie américaine, s’efforçant d’éliminer les mouvements de libération nationale, tout en soutenant les régimes réactionnaires et les forces contre-révolutionnaires à l’échelle mondiale.
Et puisque le capitalisme traverse une crise structurelle profonde, on assiste à une montée des forces d’extrême droite fascisantes dans la plupart des pays capitalistes, notamment aux États-Unis. L’administration Trump incarne une forme de capitalisme parmi les plus réactionnaires et agressives, exprimée par des menaces d’appropriation des terres d’autres nations, de leurs ressources naturelles, et par la volonté de provoquer des déplacements forcés de populations, allant jusqu’à déclencher une guerre commerciale avec la Chine et d’autres pays à travers le monde.
Cette politique reflète la profondeur de la crise économique et l’impasse pour en sortir. Cela a…
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