La voiture électrique est régulièrement pointée du doigt pour les impacts environnementaux, sociaux ou encore géopolitiques en lien avec l’approvisionnement en métaux nécessaires à leurs batteries.
Parmi les critiques les plus récurrentes se trouve celle de nécessiter du cobalt, dont une grande part de l’extraction se situe en République Démocratique du Congo, où des enfants travaillent dans les mines pour extraire le précieux métal.
Mais quelle est la réalité de la demande en cobalt au niveau mondial, et la part des véhicules électriques dans les consommations de cobalt ? Quelle est la place de la République Démocratique du Congo dans l’extraction du cobalt, ainsi que la place des mines artisanales et du travail des enfants dans ces mines ? Enfin, quelles sont les réponses possibles face à ces enjeux ?
Voici les 3 grandes questions qui sont développées dans cet article, pour aborder factuellement et de manière dépassionnée un sujet difficile et qui mérite toute notre attention.
La demande de cobalt
La demande en cobalt au niveau mondial
En 2024, la demande en cobalt au niveau mondial était de 222 kt (milliers de tonnes) d’après le Cobalt Institute (une organisation regroupant de nombreuses entreprises du secteur minier et consommatrices de cobalt). C’est l’équivalent en moyenne d’un peu plus de 25 grammes de cobalt consommés par an et par habitant, avec de fortes disparités de consommation dans le monde.
Le cobalt, un métal fortement consommé ?
En comparaison à d’autres métaux parmi les plus utilisés, l’usage du cobalt est relativement limité : ainsi la production de cobalt en 2024 est de l’ordre de 4500 fois plus faible que le fer (1300 Mt, millions de tonnes) et 250 fois plus faible que l’aluminium (72 Mt), les deux métaux les plus consommés dans le monde. Il y a également un facteur 80 pour le cuivre (23 Mt), 70 pour le manganèse ou 13 pour le…
Auteur: Aurelien Bigo

