Angelina Bruno : « mes proches m’ont vu comme une handicapée, pour moi j’étais une survivante »

Prudence ? Sagesse ? Eloquence ? Justice ? Si Angelina Bruno devait choisir l’une des quatre vertus du dôme Tournon, elle retiendrait la sagesse. « C’est ce à quoi je tends de plus en plus », souffle-t-elle en souriant. Une vertu à son image. Derrière sa bonne humeur pétillante, Angelina Bruno tire de son histoire personnelle une sagesse désarmante.

À 17 ans, elle manque de mourir dans un accident de voiture, qui la laisse amputée d’un bras. Passé le choc, Angelina Bruno ressent surtout un sentiment de soulagement, qui contraste avec le regard de ses proches dans sa chambre d’hôpital. A commencer par les remarques de sa mère qui lui lâche : « Qui va vouloir de toi arrangée comme ça maintenant ? », ou le conseil douloureux d’un médecin : « il faut envisager une vie différente ».

Pour elle l’essentiel est ce qui lui reste. « Ils me voyaient comme une handicapée, moi je me voyais comme une survivante », raconte Angelina Bruno. La dureté du regard des autres ne la décontenance pas. « Si je devais donner un conseil à la petite fille que j’étais, je lui dirais que sa vie va être incroyable, qu’elle doit garder espoir. La vie peut nous réparer plus tard ».

Le hip-hop pour thérapie 

Ce qui répare Angelina Bruno, c’est le hip-hop. Son visage s’illumine quand elle évoque son amour pour cette discipline, découverte à l’âge de 18 ans, en pleine perte de repères. « Autour de moi, toutes mes copines étaient heureuses…

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Auteur: Agathe Alabouvette

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