La rentrée syndicale a réuni plus de 1000 personnes dans la rues, les mégaphones ont sorti leurs costards, la CFDT a remis à jour sa playlist de boite de nuit, le lycée Joach à fait sont blocage au côté des syndicats étudiants, et la tête de cortège a marché au rythme d’une batoukada, toustes ensemble dans la joie et la bonne humeur face à ce monde qui périt.
C’est une atmosphère assez étrange qui se répète chaque année à Angers. La rentrée syndicale, souvent déconnectée de la temporalité des luttes, a rassemblée environs 1000 personnes dans un petit parcours de centre-ville. Plutôt un exploit comparé aux rentrées précédentes.
Quelques graffitis sont venus redécoré les abris-bus, des fumigènes ont décoré les premiers nuages d’octobre, des drapeaux de la Palestine et des pancartes de soutien étaient bien là et même les flics ont sorti leurs lacrymos, sans aucune raisons afin d’accompagner le cortège.
l’Union Départementale de la CGT titrait « À Angers les forces de … (peut-on encore dire de l’ordre ?)… on fait usage de lacrymogènes sur une manifestation de 1 100 personnes ! et sur un itinéraire déclaré et autorisé ! … Décidément et définitivement, le chaos, c’est eux ! »
Le cortège, calme tout du long, a fini place du Ralliement et s’est dispersé ensuite, la police a continué de chercher la misère et a réussi encore une fois à récupérer une des banderoles de tête. À ce rythme ils pourront bientôt retapisser les murs de leur commissariat.
Maintenant la lutte peut reprendre ou continuer. Toujours : des centaines d’étudiants sont à la rues encore, des actions écolos s’enchainent, mais la ville continue d’ouvrir ses portes aux starb(e)u(r)cks et autres entreprises polluantes (heureusement le salon du greenwashing et de l’habitat a pu conforter les bourgeois angevins dans leur confort de vie). Après plus de…
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