Depuis bientôt deux mois, blocages et manifestations s’entêtent en Martinique « contre la vie chère ». Si très peu d’informations semblent atteindre les médias métropolitains un ami nous a transmis ce petit résumé de la situation.
Vie chère, bas salaires, chômage… Le 5 février 2009, le peuple martiniquais se soulève face à des conditions de vie insupportables et à l’indifférence manifeste de l’État face à leurs revendications. Pendant 38 jours, une grande masse de manifestants vêtus de rouge scande : “Matinik sé ta nou, Matinik sé pa ta yo’ (La Martinique c’est chez nous, pas chez eux) . Cette mobilisation populaire reflète un ras-le-bol général contre un système économique qui ignore les souffrances quotidiennes des habitants de l’île. En réponse, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, propose une augmentation de 200 euros des salaires. L’accord est signé le 14 mars 2009, mettant “fin” au conflit.
Quinze ans plus tard, les écarts de prix entre les Antilles françaises et la France hexagonale peuvent atteindre des proportions hallucinantes, parfois jusqu’à 200%. Comment expliquer une telle disparité ? Parmi les nombreuses raisons évoquées, l’un des facteurs souvent cités est la taxe “octroi de mer”, un impôt qui s’applique aux importations de biens et aux livraisons de produits réalisés à titre onéreux par ceux qui les ont fabriqués. Cette taxe contribue à alourdir le coût des produits de consommation, exacerbant ainsi la précarité des habitants de la région.
Le problème de la vie chère met en lumière les défaillances d’un système économique qui, dans ses mécanismes, continue de reproduire une structure héritée du colonialisme. Cette dynamique entretient des inégalités flagrantes et renforce les mauvaises conditions de vie d’une partie importante de la population martiniquaise. Les “békés”, descendants des…
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Auteur: dev

