À 44 ans, elle devient ainsi la première femme européenne, et seulement la cinquième femme depuis la création de l’organisation, à accéder à cette fonction. « La paix et le développement ne peuvent être pérennisés que si la moitié de l’humanité — les femmes — ont une place sur un pied d’égalité », a-t-elle lancé lundi matin, dans un discours d’investiture empreint de détermination.
Dans un contexte marqué par plus de 120 conflits armés et un accroissement des inégalités, la nouvelle présidente a estimé que la tâche des Nations Unies demeurait « inachevée ». Son mandat débutera officiellement en septembre 2025, à la veille de l’ouverture de la 80e session annuelle de l’Assemblée. Un « moment crucial », précise-t-elle, pour une organisation « sous pression », aussi bien sur le plan politique que financier.
La réforme de l’ONU
Parmi les chantiers prioritaires : la réforme structurelle portée par l’initiative ONU 80, lancée en mars dernier par le Secrétaire général, António Guterres. Une transformation de fond, qui ne saurait, selon Mme Baerbock, se limiter à un exercice comptable de coupe budgétaire. « Notre objectif commun est d’avoir une organisation plus souple, plus robuste, plus efficace, une organisation capable d’atteindre ses objectifs […] de paix, de développement et de justice », a déclaré celle qui dirigeait encore, le mois dernier, la diplomatie d’outre-Rhin.
Prenant la parole à son tour, M. Guterres a salué une élection « historique », insistant sur l’expérience diplomatique de la nouvelle présidente et sur la force du slogan qu’elle a choisi pour son mandat : Mieux ensemble. Le système multilatéral, a-t-il prévenu, traverse « un moment difficile et incertain », miné par une succession de crises : guerres, dérèglement climatique, pauvreté galopante, montée de la méfiance, et institutions figées dans « le monde d’hier ».
« Le moment est venu pour…
Auteur: Nations Unies FR

