Q.Vous avez couvert en tant que reporter, ces massacres qui nous rappelaient d’autres massacres sionistes comme celui de Dyr Yassine. Quelle lecture faites-vous aujourd’hui sur ces tueries par rapport au génocide d’aujourd’hui de Gaza ?
Jacques- Marie Bourget : En vivant le massacre de Sabra et Chatila en direct, puisque j’étais alors dans les camps, je n’imaginais pas que j’étais en train de vivre l’un des épisodes historiques d’une politique sioniste délibérée : l’éradication des Palestiniens.
Sabra et Chatila, Tall el Zaatar, la Karantina, l’épisode de la Nakba en 48, n’étaient qu’une étape dans cette volonté secrète d’élimination. Gaza n’est que la suite, horriblement et intense, de cette feuille de route : les Palestiniens doivent disparaitre. Partir ou mourir. Aujourd’hui les choses sont claires. On attribue en général l’échec des « Accords d’Oslo » – qui disaient vouloir construire une paix – à Yasser Arafat. C’est abusif puisque jamais les sionistes n’ont envisagé la création d’un Etat palestinien. Comme on le sait maintenant.
Q. Le génocide du peuple palestinien entamé depuis le 7 octobre relègue les massacres de Sabra et Chatila au second plan. Quels sont selon vous les moyens appropriés pour arrêter le génocide perpétré par l’entité sioniste dans la bande de Gaza ?
Jacques- Marie Bourget : Les moyens n’existent pas puisque ce sont les Etats-Unis et la lâcheté de trop nombreux Etats, y compris arabes, qui autorisent implicitement le nouveau massacre. Je rappelle qu’en décembre 1982, l’Assemblée générale de l’ONU a déclaré Sabra et Chatila comme « acte de génocide ». Et alors ? Rien . Pas de jugement pas de sanctions, pas de protection pas d’Etat de Palestine.
Tout est suspendu à une bagarre en deux menteurs, et deux sionistes, Trump et Harris, qui revendiquent le pouvoir de ce qu’ils croient être la maîtrise du monde. Tant que les…
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Auteur: Mehdi MESSAOUDI

