Six mois après le déclenchement du conflit qui bloque le détroit d’Ormuz, le gouvernement a réuni ce mardi 22 septembre plusieurs ministres pour présenter un train de mesures destiné à amortir la hausse des prix des carburants, revenue à son plus haut niveau depuis le début de la crise. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a d’abord rappelé le contexte géopolitique qui a fait replonger les prix à la pompe après une accalmie estivale : « Force est de constater que cette rentrée présente une situation dégradée ». Il a insisté sur le fait que la crise « est une situation que nous n’avons pas choisie, elle s’impose à nous ». Il a toutefois voulu se montrer rassurant sur l’approvisionnement : « pour les deux mois qui viennent, nous n’avons aucune inquiétude », tout en reconnaissant que « les incertitudes restent fortes »
Une « règle d’or » contre l’accusation de « cagnotte »
Pour couper court aux critiques sur une prétendue manne fiscale, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, a rappelé que les recettes tirées des taxes sur les carburants (TVA et accises) ont au contraire reculé de « 407 millions d’euros par rapport à ce qu’on observait l’année dernière », la baisse des volumes consommés compensant la hausse des prix unitaires. Le gouvernement proposera ainsi un amendement au projet de loi de finances 2027 instaurant une règle d’or consistant au fait que tout…
Auteur: Emma Bador-Fritche
