« Anora », de Sean Baker (Compétition) ; « Château rouge », d’Hélène Milano (Acid)

Anora

Elle se nomme Anora (Mikey Madison) mais préfère qu’on l’appelle Ani. Elle est strip-teaseuse dans une boîte de Brooklyn, où se rend un garçon, Ivan (Mark Eydelshteyn) lequel devient un client régulier puis particulier. Même si l’argent demeure encore un temps la monnaie d’échange entre eux, Ivan emmène Ani chez lui. Celle-ci n’en croit pas ses yeux : la maison a tout du palace. Ivan est le fils d’un oligarque russe. Ses parents sont absents. Le jeune homme peut donner libre cours à toutes ses envies. Il propose soudain le mariage à Ani. Qui, incrédule, mais amoureuse et éberluée par sa nouvelle vie, accepte.

La première demi-heure d’Anora, de l’Américain Sean Baker, présenté en compétition, a tout du conte de fées. Un prince charmant vient extraire Ani de son ruisseau et lui fait vivre une existence de luxe, d’oisiveté et de sexe. Sean Baker ne lésine pas sur la durée de ce début de film pour installer cet état de fait. Il montre aussi un Ivan insouciant, un grand enfant à l’esprit fêtard, discrètement chaperonné par des hommes employés par ses parents, des Arméniens, que le garçon traite comme des domestiques.

Bien sûr, on se dit que ça ne peut pas durer, que les choses vont se gâter et que le film va prendre une autre direction. En effet. Quand les parents d’Ivan apprennent que leur fils s’est marié avec une « prostituée », rien ne va plus. Le temps de faire le voyage de Moscou à New York, ils ordonnent à leurs employés arméniens, menés par Toros (Karren Karagulian), de faire en sorte que le mariage soit annulé. Ivan parvient à fuir, abandonnant Ani. Une course-poursuite commence pour le retrouver.

Mais ces Arméniens ne sont pas des hommes de main, sauf Igor (Yura Borisov), embauché pour jouer les gros bras si nécessaire. Ils ont même un côté pieds nickelés. Par conséquent, ils sont maladroits. Et qui dit…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Christophe Kantcheff

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com